L’agriculture conventionnelle a eu recours de manière importante aux résultats de la recherche. Cela s’est déroulé selon un schéma organisationnel selon lequel la recherche produisait des résultats en station, ceux-ci étant validés en expérimentation multi-locale, puis vulgarisés par des techniciens, les agriculteurs ayant dans ce schéma un rôle limité à l’application.
L’agriculture écologiquement intensive fait appel à la définition de solutions d’une grande variété ; celle-ci étant liée à l’hétérogénéité et la grande variabilité des milieux. Si beaucoup de techniques seront sans doute à caractère « générique » (s’appliquant à beaucoup de situations), beaucoup aussi seront localement spécifiques. Le contenu en recherche et développement et en ingénierie locales sera donc important. Amplifier le fonctionnement des écosystèmes pour les faire produire suppose de partir des spécificités des écosystèmes locaux que les agriculteurs connaissent particulièrement bien et donc ils sont les premiers « experts ».. Aussi, les agriculteurs seront-ils amenés à expérimenter eux même des techniques et à les adapter localement. Beaucoup pourraient aussi innover. Leur place ne sera donc plus celle de simples « applicants » mais celle de partenaires de l’innovation dans des réseaux d’agriculteurs, de techniciens, de chercheurs et d’enseignants. Le schéma d’organisation de la recherche et de l’innovation sera donc transformé. Il s’inventera en cours de route. L’association AEI cherche à y concourir.
La R&D conventionnelle : contexte et évaluation
Les leçons de l’expérience historique : CETA,…
Le nouveau contexte : diversité, adaptation
Une nouvelle architecture de la relation innovation – recherche