La charte de l’AEI

 

Charte pour une « agriculture écologiquement intensive® »

 

 

1 - Agir pour que l’agriculture française et mondiale soit capable de faire face aux importants besoins productifs du XXIème siècle tout en étant compatible avec la santé humaine et celle des écosystèmes 

  • En dépassant les querelles anciennes entre ceux qui souhaitaient produire mieux et ceux qui souhaitaient produire plus,
  • En contribuant à un nouveau contrat social entre les agriculteurs et la société particulièrement pour que les jeunes agriculteurs participent à un mouvement de conciliation entre les fonctions productives et la production de services écologiques,
  • En favorisant les logiques d’actions communes entre agriculteurs, chercheurs, enseignants, techniciens, écologistes et entreprises des filières alimentaires.

 

2 - Favoriser l’expérimentation et la diffusion des bonnes pratiques pour une agriculture écologiquement intensive 

  • En utilisant de façon amplifiée et intégrée des fonctionnalités naturelles des écosystèmes,
  • En gérant des cycles et des bilans en énergie, en eau et en nutriments,
  • En utilisant et préservant de la biodiversité comme facteur de production au travers de la bio inspiration par exemple,
  • En encourageant l’ensemble des acteurs économiques à placer l’agriculteur au cœur du processus d’expérimentation en tant qu’acteur à part entière de l’innovation,
  • En favorisant l’émergence de nouvelles technologies capables de concilier respect des équilibres naturels des écosystèmes et productivité,
  • En respectant les animaux, leurs besoins et leurs cycles naturels

 

3 - Intégrer le réchauffement climatique et la raréfaction des énergies fossiles à l’évolution des pratiques agricoles 

  • En favorisant une économie « cyclique » économe en intrants non renouvelables, en énergie fossile et faiblement productrice de déchet non valorisable,
  • En favorisant le stockage du carbone, la fixation naturelle de l’azote de l’air notamment par la culture des légumineuses.

 

4 - Améliorer les qualités gustatives et nutritionnelles des produits agricoles 

  • En étant à l’écoute des besoins des consommateurs,
  • En favorisant les alternatives aux produits phytosanitaires,
  • En favorisant la réflexion sur les équilibres alimentaires et leur impact sur la santé,

 

5 - S’engager pour un partage d’expérience à l’échelle mondiale entre acteurs de l’agriculture 

  • En considérant que les enjeux sont communs entre tous les agriculteurs du monde et que les solutions doivent être partagées,
  • En plaçant l’action locale et l’initiative des acteurs au cœur de l’engagement de l’AEI plutôt que les grands discours